Microsoft prépare actuellement un nouveau projet appelé Natik. Le but sera de procéder à l’installation des centres de données sous l’océan en vue de « réduire la distance avec les populations connectées » et de « créer ponctuellement de l’énergie verte » tout en réduisant les coûts de refroidissement.

Microsoft a annoncé ce lundi 1er février dans un communiqué qu’il prépare un projet visant à installer des centres de données sous l’océan. Ce projet serait nommé Natik. « Aller sous l’eau pourrait régler de nombreux problèmes en introduisant une nouvelle source d’énergie, en diminuant considérablement les coûts de refroidissement, en simplifiant la distance avec les populations connectées et en facilitant l’installation des centres de données et plus rapide », d’après les explications du groupe dans un message sur son blog officiel.

Temps d’attente amélioré

De façon détaillée, l’eau froide devrait donner la possibilité aux serveurs d’être rafraichis de façon permanente alors que l’énergie des vagues ou des marrées pourrait faire marcher le centre. D’autre part, la moitié de la population mondiale vivant près de 200 km des côtes, le temps d’attente y serait meilleur.
Pour et notamment, être situé sous l’océan donnerait la possibilité à la firme de Redmond de lancer un nouveau centre de données en 90 jours alors que pour le faire sur terre sa création dure deux ans. L’objectif ultime étant de créer un centre de données « recyclable » qui « produit localement de l’énergie verte ».

Une idée de Sean James expert des centres de données

Cette idée a été trouvée par un certain Sean James, un spécialiste des centres de données de Microsoft qui a exercé pendant trois ans sur des sous-marins pour la marine américaine. « J’avais vu comment on peut mettre de l’électronique sophistiquée sous l’eau, et la maintenir protégée de l’eau salée », explique-t-il.

En ce moment, le groupe en est encore à l’étape de la faisabilité du projet. L’an passé, il a plongé un prototype appelé Leona Philpot pendant trois mois dans l’océan Pacifique, à près d’un kilomètre près de la côte. Ainsi, il pouvait être connecté au réseau électrique traditionnel